fondation d'entreprise

"Tout accomplissement commence par la décision d’essayer"

LE PRIX DE LA FONDATION 2011

LE PRIX DE LA FONDATION MANPOWERGGROUP RÉCOMPENSE UN OUVRAGE QUI OFFRE UNE RÉFLEXION OU UN REGARD ORIGINAL SUR LES MUTATIONS DU TRAVAIL, DE L'EMPLOI ET, DE LA SOCIÉTÉ

Le 24 novembre 2011, Françoise Gri, Présidente de la Fondation ManpowerGroup et Bernard Ramanantsoa, Directeur général HEC Paris, ont remis le prix 2011 de la Fondation ManpowerGroup / HEC Paris.

Les Lauréats
Pour cette 16è édition, le Prix 2011 de la Fondation ManpowerGroup a récompensé Xavier Fontanet et Jacques-Antoine Malarewicz pour leur ouvrage respectif "Si on faisait confiance aux entrepreneurs" et "Petits deuil en entreprise".

Deux prix inédits en 2011
Cette année, la Fondation ManpowerGroup a innové en créant deux prix supplémentaires :

En association avec le Figaro Classifieds et le club des DRH du net, le prix "Fondation Manpowergroup / Figaro / DRH du net" a été remis à Xavier Fontanet par Thibaut Gemignani, Directeur Général Figaro Classifieds et Sylvie Chauvin, Directrice Ressources Humaines Figaro Classifieds, Présidente du Club des DRH du net.

> En association avec les élèves HEC Paris, le second prix "Fondation ManpowerGroup / Elèves HEC Paris" a été remis par
Aurélie Pichard, élève HEC, Présidente du prix littéraire des Grandes Ecoles à Xavier Fontanet.


Si on faisait confiance aux entrepreneurs

L’entreprise française et la mondialisation

Xavier Fontanet 247 pages, Belles Lettres

Xavier Fontanet est Président d’Essilor, diplômé des Ponts et Chaussées et du MIT ; il a commencé sa carrière au Boston Consulting group, puis est devenu Directeur Général de Beneteau, Directeur de la restauration du groupe Wagons Lits, Directeur Général d’Essilor de 1991 à 1996 et PDG de 1996 à 2009. Il est administrateur de L’Oréal, du Crédit Agricole et du FSI.

Les grandes entreprises ont mauvaise presse. La mondialisation est chargée de tous les maux, le capitalisme voué aux gémonies. Mais le comportement irresponsable de certains acteurs économiques ne doit pas faire oublier tous ceux qui trouvent un épanouissement personnel authentique dans ce cadre, en nouant autour d’eux de solides relations de confiance.

C’est de cette expérience partagée par beaucoup, mais souvent passée sous silence que Xavier Fontanet nous parle dans ce livre. Les grands pays du monde ont fait le choix de l’économie de marché et en mesurent les bienfaits tous les jours, bien sûr, cela suppose une remise en cause perpétuelle : il s’agit d’accepter la concurrence, mais dans les faits, tous ceux qui ont plongé dans le grand bain, s’y retrouvent. Leurs entreprises croissent, la concurrence les stimule, développe leur créativité, leurs compétences, et leurs personnalités. Les Français sont au moins aussi talentueux que les autres, leurs grandes entreprises le démontrent tous les jours. Les Français par leur spécificité culturelle, historique et intellectuelle peuvent contribuer à la croissance mondiale. Ils ont des idées, des produits, des savoir-faire. Les entreprises ne sont pas toutes des monstres froids qui exploitent leurs salariés, manipulent les consommateurs et dont les bénéfices ne profitent qu’à quelques-uns. Ce sont souvent des organisations qui permettent à leurs membres de vivre des expériences humaines fantastiques, de faire connaissance avec le monde et de s’épanouir. Essilor est une société d’origine modeste, provinciale, issue en partie d’une coopérative ouvrière qui a réussi à se développer dans le monde entier grâce à des produits, au départ, inventés en France.

Petits deuils en entreprise

Projets abandonnés, réorganisations, départ d’un dirigeant… comment lever les non-dits et blocages ?

Jacques-Antoine Malarewicz 196 pages, Pearsons

Jacques-Antoine Malarewicz médecin psychiatre partage son activité entre la psychothérapie, la formation et la supervision de consultants en entreprise. Spécialiste de l’approche systémique, il est l’auteur de nombreux ouvrages dans ces domaines.

Départ d’un manager, abandon d’une ligne de produits ou d’une identité marketing, changement de métier, fermeture d’un site : autant de situations qui font partie de la vie normale des entreprises. Mais, avec l’accélération des rythmes économiques, ces ruptures se succèdent à une allure parfois frénétique. Très souvent, un projet en remplace un autre, sans que le premier ait abouti. Le ressenti des salariés qui se sont investis au service de ces projets, n’est pas reconnu. Or, les deuils non faits peuvent coûter cher à l’entreprise, car ils favorisent une forme de nostalgie (“c’était mieux avant”) et empêchent les salariés de se mobiliser sur l’avenir.

Il est donc crucial que ces deuils soient identifiés pour ce qu’ils sont en dépassant ce tabou qui concerne l’ensemble de la société : la crainte de la mort et de la séparation est encore plus forte dans un contexte où prédominent les exigences de l’activité et des performances. Jacques-Antoine Malarewicz partant de situations vécues dans un contexte professionnel montre comment la compréhension du processus de deuil permet d’éclairer les non-dits et les blocages au sein de l’entreprise. Il détaille les outils qui favorisent une meilleure approche de ces situations, proposant, notamment, la mise en place de véritables rituels. Il s’agit, avant tout, d’accorder du temps aux salariés, afin que s’exprime leur subjectivité pour qu’ils se réapproprient les changements en cours au lieu de les subir.